Cercle d'Investigations Cliniques et Biologiques en Allergologie Alimentaire

 

> INDEX DES MOTS CLÉS
mise à jour :
16/01/08

R

A

Acarien : « araignée » mesurant moins d’un demi-millimètre qui prolifèrent par millions, surtout dans nos literies où ils se nourrissent de débris de peau et de poils. Les deux principales espèces retrouvées dans la poussière de maison sont Dermatophagoïdes pteronyssimus et Dermatophagoïdes farinae. Ils sont responsables principalement de manifestations allergiques respiratoires (rhinite, asthme), parfois cutanées (dermatite atopique). Ce sont les allergènes les plus souvent en cause dans les allergies respiratoires de l’enfant.

Additif : substances chimiques ajoutées à l’aliment. Ce terme regroupe un grand nombre de substances : antioxydants, arômes, colorants, conservateurs, édulcorants, épaississants et gélifiants, releveurs de goût.

Adrénaline : traitement sous forme injectable des réactions allergiques graves, le choc anaphylactique, l’angio-œdème laryngé et l’asthme aigu grave.

Aéroallergène : allergène présent dans l’air donc pouvant pénétrer dans l’organisme par voie respiratoire ou cutanée.

Allergène : antigène (substance étrangère à l’organisme) qui entraîne une réaction allergique. Les aliments, les pollens, les spores des moisissures, les acariens, les venins d'hyménoptères représentent les allergènes les plus communs.

Allergène masqué : désigne dans l’allergie alimentaire, un allergène présent dans un aliment alors que la composition ne le mentionne pas.

Allergie : réaction immunitaire excessive de l’organisme dirigée contre une substance reconnue comme étrangère, c'est-à-dire un antigène, que l'on appelle dans ce cas un allergène.

Allergologue : médecin spécialiste de l'allergie qui a pour rôle d’établir un diagnostic précis de l'allergie et proposer les solutions adaptées.

Angio-œdème laryngé : oedème de la muqueuse des voies aériennes touchant le larynx, entraînant une asphyxie et nécessitant une injection rapide d’adrénaline.

Anticorps : molécule protéique sécrétée par certains globules blancs (lymphocytes B) en réponse spécifique à une molécule reconnue comme étrangère ou antigène (allergène dans le cas d'une allergie). Les anticorps sont aussi appelés immunoglobulines, en abrégé Ig. Dans le cas de l'allergie, les anticorps produits sont des immunoglobulines E (ou IgE) qui vont se fixer sur des cellules appelées mastocytes qui se trouvent en très grand nombre dans la peau et les muqueuses ; leur rôle sera de fixer les allergènes lorsque ceux-ci circuleront à proximité.

Antigène : substance étrangère à l’organisme, capable lorsqu'elle est introduite dans celui-ci d'induire une réponse immunitaire chez un sujet normal.

Antihistaminique : médicaments qui s'opposent aux effets de l'histamine. Ils sont utilisés pour traiter ou prévenir les manifestations allergiques. Contrairement à ce que leur nom laisse supposer, les antihistaminiques n'empêchent pas la sécrétion d'histamine (ou plus exactement la libération de l'histamine par les mastocytes). Ils traitent les symptômes de l’allergie sans la guérir et n’empêchent pas les réactions allergiques.

APLV : abréviation d’Allergie aux Protéines du Lait de Vache

Arachide : plante légumineuse dont la graine est communément appelée cacahuète. On la trouve sous des formes différentes : cacahuète fraîche ou grillée, huile, beurre. L’arachide est l’un des principaux allergènes responsables des allergies alimentaires de l’enfant. Elle peut entraîner des réactions allergiques sévères même en faible quantité. C’est parfois un allergène masqué retrouvé dans des pâtisseries, friandises…

Asthme : maladie inflammatoire des bronches fréquemment d’origine allergique, en particulier chez l’enfant dont les symptômes sont une dyspnée parfois sifflante , une toux, des sifflements, une sensation d’oppression thoracique.

Atopie : prédisposition très souvent héréditaire à développer des maladies allergiques contre des allergènes de l’environnement (aliments, aéroallergènes) pénétrant dans l’organisme par des voies naturelles (voies respiratoire et digestive).

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B

Bronchodilatateur : médicament indiqué dans l’asthme agissant en relâchant les muscles des bronches. Il existe des bronchodilatateurs d’action rapide qui sont le traitement de la crise d’asthme et des bronchodilatateurs d’action prolongée qui contribuent au traitement de fond de l’asthme.

Basophile : catégorie de globule blanc circulant dans le sang, possédant des récepteurs pour les immunoglobulines E (IgE) et contenant, comme les mastocytes, des grains riches en histamine. Lors de la réaction allergique, l'allergène est reconnu par l'IgE présent à la surface du basophile, provoquant l’ouverture des grains à l’extérieur de la cellule (dégranulation du basophile) et la libération de l'histamine qu'ils contenaient.

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C

Cacahuète nom commun de l’arachide.

Choc anaphylactique réaction allergique la plus grave survenant de manière rapide et brutale pouvant entraîner la mort si un traitement d’urgence n’est pas entrepris (injection d'adrénaline). Le choc anaphylactique associe de façon variable les symptômes suivants : chute de la tension artérielle, accélération du pouls, malaise, difficultés respiratoires, signes cutanés (démangeaisons, urticaire, angio-œdème), troubles digestifs(diarrhée, vomissements, douleurs) voire perte de connaissance.

Conjonctivite inflammation de la conjonctive de l'œil, pouvant être d’origine allergique, se traduisant par une rougeur, des démangeaisons, un larmoiement et un œdème.

Corticoïde médicaments destinés à lutter contre l’ inflammation, notamment au cours des maladies allergiques (asthme, oedème, rhinite, eczéma...) . Ils peuvent être administrés par voie générale (corticoïdes généraux) ou par voie locale (en inhalation, par voie nasale, en application cutanée).

Crise d’asthme dyspnée avec sifflements, de survenue brutale, nécessitant un traitement rapide par un bronchodilatateur d’action immédiate.

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D

Dermatite atopique : anciennement appelée eczéma atopique ou constitutionnel. Fréquente surtout chez le petit enfant mais aussi chez l’adolescent et l’adulte, elle peut apparaître dès les premiers mois de la vie, traduisant souvent une allergie alimentaire avec des plaques sur les joues, le front et le menton ainsi qu'une coupure derrière les oreilles . Plus tard l'eczéma se localise plutôt au niveau des plis (coudes, genoux...) et peut se généraliser. A ne pas confondre avec l’eczéma de contact ou l'urticaire.

Dermatophagoïdes pteronyssinus : voir acariens

Dermatophagoïdes farinae : voir acariens

Désensibilisation spécifique (ou immunothérapie spécifique) seul traitement disponible à l’heure actuelle pouvant modifier l’évolution de la maladie allergique, la guérir ou en réduire l’intensité. Elle consiste à administrer, par voie injectable ou par voie sublinguale (sous la langue), des doses croissantes d'allergènes jusqu'à atteindre la dose maximale tolérée par l’organisme qui entraîne une diminution des manifestations allergiques. Elle est indiquée essentiellement dans le traitement des allergies respiratoires et des allergies aux venins d’hyménoptères.

Dyspnée : essoufflement, difficulté à respirer avec augmentation de la fréquence et de l'amplitude des mouvements respiratoires, pouvant être accompagnée de sensations d'oppression et d'angoisse.

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E

Eczéma atopique voir dermatite atopique

Eczéma de contact : eczéma provoqué par le contact de substances (exemple métaux) avec la peau dont le mécanisme allergique est un phénomène d’hypersensibilité retardée. Cet eczéma peut survenir chez n’importe qui et donc également chez un atopique.

Enquête catégorielle alimentaire : recueil par le patient, sur une semaine, de l’ensemble des aliments consommés avec leur composition.

Eviction allergénique : réduire ou supprimer le contact avec l’allergène afin de limiter ou d’empêcher les réactions allergiques. Exemple : régime excluant un aliment appelé alors régime d’éviction dans les allergies alimentaires.

Extraits allergéniques : produit préparé à partir de l’allergène d’origine et utilisé dans le diagnostic de l'allergie (prick-tests) et le traitement des maladies allergiques (désensibilisation). La qualité de ces extraits est aujourd'hui excellente grâce à la standardisation.

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G

Gluten : substance protéique visqueuse contenue dans la farine de céréales comme le blé, l'orge, l'avoine, le seigle et l’épeautre. Le gluten est responsable de l’allergie alimentaire à la farine de blé mais également de la maladie coeliaque dont le mécanisme n’est pas allergique.

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H

Histamine : molécule présente dans l'organisme, libérée par les mastocytes et les basophiles au cours des réactions allergiques. Elle est responsable des signes cliniques immédiats de la réaction allergique Elle est contenue naturellement dans certains aliments (exemple : chocolat)

Hydrolysats de protéines du lait de vache : produits dont les protéines ont été coupées (hydrolysées) en petits morceaux, perdant ainsi leur allergénicité. Ils sont alors tolérés par les allergiques au lait de vache.

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I

Immunoglobulines : famille de protéines qui constituent les anticorps ; il en existe 5 classes : IgA, IgD, IgE, IgG, IgM.

IgE : classe d’immunoglobulines impliquées dans les allergies immédiates, mais aussi dans les défenses contre les parasites.

IgE spécifiques : immunoglobulines E reconnaissant spécifiquement un allergène qui a entraîné leur fabrication ; elles sont mises en évidence surtout par les tests cutanés (prick-tests) mais également par des dosages sanguins (RAST).

IgE totales : ensemble des IgE circulant dans le sang ; leur augmentation relève de plusieurs cause dont l’atopie

Intolérance : réaction anormale de l'organisme à l'absorption d'un aliment ou d’un médicament sans mécanisme allergique.

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L

Lymphocytes : catégorie de globules blancs intervenant dans les réactions immunitaires. Parmi les lymphocytes, les lymphocytes B produisent les anticorps ou immunoglobulines.

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M

Mastocyte : cellule présente dans le sang et les tissus dont les granulations contiennent divers médiateurs chimiques en particulier l'histamine. Au cours des phénomènes allergiques, il se produit une dégranulation des mastocytes aboutissant à la libération des médiateurs à l’extérieur de la cellule, responsables des manifestations cliniques .

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O

Oedème de Quincke : nom français signifiant oedème cutané profond (touchant souvent le visage) et parfois muqueux (angio-œdème laryngé), pouvant correspondre à une réaction allergique brutale et nécessitant un traitement rapide.

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P

Patch-test : recherchent une hypersensibilité retardée : Ils sont surtout utilisés dans les bilans d’eczéma, en particulier de contact et ont pour but de reproduire les mêmes lésions que celles de l'eczéma… La substance à tester recouverte d'un support non allergisant (pastilles de cellulose), est laissée en place le plus souvent au niveau du dos. La lecture se fait en général à 48 heures.

Prick-test : test cutané pratiqué par un allergologue permettant de mettre en évidence le ou les allergènes responsable(s) de manifestations allergiques immédiates. Les allergènes sont déposés sur la peau et pénètrent par une piqûre cutanée superficielle et indolore. Après 10 à 20 minutes peut apparaître ou non une réaction locale (œdème, rougeur, démangeaison) traduisant la présence d’IgE spécifiques vis-à-vis de l’allergène.

Provocation : le test de provocation vise à reproduire sous contrôle d'un médecin, les symptômes de la réaction allergique pour évaluer avec précision le rôle de l'allergène responsable dans le déclenchement des symptômes.

Prurit : démangeaison. Symptôme fréquent lors des manifestations allergiques.

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R

Rhinite : inflammation de la muqueuse nasale pouvant être d’origine allergique, se traduisant par un écoulement, des éternuements, des démangeaisons, une diminution de l’odorat, une obstruction nasale « nez bouché »..

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S

Sensibilisation : premier contact entre l’allergène et l’organisme, entraînant la production d’Ig E. C'est la 1ère étape de la réaction allergique qui ne s’accompagne pas d’une réaction clinique.

Syndrome oral (ou syndrome de Lessof) : picotement de la bouche, du palais et des lèvres lors de la consommation d’un aliment.

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T

Test de provocation labial (TPL) : utiliser dans le diagnostic des allergies alimentaires, l’aliment suspecté est déposé sur la lèvre à la recherche d’une réaction locale.

Test de provocation oral (TPO) : pratiqué en milieu hospitalier dans les bilans d’allergies alimentaires ou médicamenteuses principalement dans un but diagnostic. L’allergène suspecté est ingéré par le patient en quantités croissantes jusqu’à l’apparition de symptômes allergiques. Dans les allergies alimentaires, les TPO permettent également d’évaluer le seuil de réactivité du patient vis à vis de l’aliment ou de confirmer la guérison.

Trophallergène : allergène présent dans les aliments.

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U

Urticaire : éruption cutanée fugace d'apparition brutale se manifestant par des plaques de taille variable, surélevées, rouges qui démangent, se déplacent et ressemblent à des piqûres d’orties.

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