Cercle d'Investigations Cliniques et Biologiques en Allergologie Alimentaire

 

> INFORMATIONS UTILES
mise à jour :
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/11/09

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5 novembre 2009
ADRÉNALINE :

Selon les recommandations du Ressuscitation Council, une dose de 500 microgrammes (0.50 milligramme) est adaptée à l’adulte, elle sera très prochainement commercialisée en Angleterre. Nous n’avons pas encore d’informations sur la situation en France.

 
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15 juin 2009
DOSES UNITAIRES INGÉRÉES DES FRUITS À COQUE :

Les réactions allergiques immédiates aux fruits à coque méritent absolument d’être précisées quant aux doses approximativement ingérées.

En général les patients sont capables de nous informer sur la quantité consommée. La photographie ci-dessous évalue le poids unitaire de différents fruits à coque. Elle peut également servir à faire préciser par le patient de quel fruit à coque il s’agissait…

 
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16 juillet 2007
IDÉES FAUSSES  :

"La dermatite atopique du nourrisson est une maladie de la peau et n'a rien à voir avec l'allergie"
Cette assertion est tout à fait fausse : elle survient en conséquence d'une ou de plusieurs allergies alimentaires. Par contre il est vrai qu'avec le temps, l'allergie alimentaire pourra guérir, mais que d'autres sensibilisations se feront jour, qui pourront prendre le relais des allergènes alimentaires dans la pérennisation de la dermatite atopique. Il est également vrai que la peau de dermatite atopique a des particularités telles que en l'absence de tout facteur allergique décelable, le patient conservera des lésions des plis ( face antérieure des coudes face postérieure des genoux, face antérieure des poignets, plis du cou et rétro auriculaires, plis sous palpébraux...)

"L'enfant est trop jeune pour faire un bilan allergique"
C'est une profonde erreur. Au-delà de trois mois le nourrisson est testable par tests cutanés dans tous les cas sauf exception. En dessous de trois mois il l'est dans les deux tiers des cas. Certes l'installation de l'allergie peut être très précoce : 15 jour à un mois de vie. Mais le temps de prendre un rendez-vous chez l'allergologue, le bébé a souvent trois mois...Un diagnostic précoce de l'allergie alimentaire permet une meilleure prise en charge du problème... et une régression plus rapide des symptômes de l'enfant grâce à une stratégie thérapeutique bien fondée...

"Quand l'allergie survient chez un petit nourrisson une allergie au lait est presque toujours la cause. Il suffit de suivre la prescription du pédiatre substituant un hydrolysat extensif pour constater la régression des symptômes : le diagnostic est donc le bon et il est inutile de faire un bilan allergique."
Oui... et non. Tout dépend de l'intensité des symptômes. Lorsqu'il s'agit de troubles digestifs modérés, on sait que la guérison naturelle sera rapide, souvent observée entre 10 mois et 15 mois. Dans ce cas un bilan allergologique peut être évité. Mais si les symptômes sont plus sérieux ou si le tableau clinique est celui d'une dermatite atopique, un premier bilan allergologique est nécessaire. Il servira de base de comparaison quand vers dix huit mois ou un peu avant on se propose d'évaluer si on peut réintroduire le lait sans risques.

L'ANAPHYLAXIE EST LA FORME LA PLUS GRAVE DE L'ALLERGIE.
RECOMMANDATIONS

"Quand l'allergique alimentaire commence une réaction anaphylactique, il faut attendre les premiers secours médicaux pour utiliser la seringue auto-injectable d'Anapen"
Erreur ! Plus l'adrénaline est précoce, plus elle a de chances d'être efficace !   Il faut aussi savoir que plus la réaction anaphylactique est rapide (quelques minutes) après l'ingestion de l'allergène, plus la réaction sera sévère. Injecter l'Anapen immédiatement peut sauver la vie.
L'accident grave est malheureusement imprévisible quand il n'y a eu jusqu'ici que des réactions modérées ou moyennes. C'est pourquoi les symptômes d'allergie immédiate par allergie alimentaire nécessitent absolument une évaluation annuelle auprès d'un allergologue.(toujours le même si possible, et avec les mêmes techniques de tests biologiques).Si malgré un régime d'éviction bien conduit survient une nouvelle réaction allergique, l'allergologue doit être contacté , informé . il décidera s'il est nécessaire de revoir le sujet.
Si l'enfant allergique alimentaire est de surcroit asthmatique, le traitement quotidien bien conduit est important ainsi que l'évaluation de son efficacité. Attention ! en cas de déstabilisation, par une infection virale par exemple, le sujet allergique alimentaire a plus de risques d'asthme aigu en cas de prise alimentaire intempestive. Un asthme instable doit absolument être contrôlé par un traitement adéquat chez l'allergique alimentaire.
Si la situation motive un projet d'accueil individualisé en milieu scolaire, le document doit porter des directives claires, non seulement des soins à appliquer selon les symptômes mais encore le type de restauration scolaire autorisé ! Exemple : » l'enfant ne doit pas manger de fruits secs » est une indication trop vague ! Il convient de préciser : cantine interdite (cas rare) ou bien : permise avec plateau-repas (cas fréquent) ou bien : cantine possible avec plateaux hypoallergéniques (parfois onéreux...), ou bien : repas de cantine habituels sous réserve d'une éviction simple ( par exemple : kiwi). Ce dernier cas ne peut s'appliquer qu'à un adolescent sans réactions depuis l'enfance sous régime d'éviction, bien éduqué et apte à faire le distinguo ...

"D'une maman : J'ai une trousse d'urgence je sais m'en servir et si Jules présente une réaction je m'occuperai de le traiter sans déranger le médecin"
Certes certes... effectivement le premier geste thérapeutique : anti-histaminique et corticoïde voire adrénaline, effectué par les parents est indispensable... mais est-il suffisant ? Appeler le médecin pour évaluer la gravité potentielle de la réaction est nécessaire, ou bien aller consulter un service d'accueil des Urgences...

                                                                    Allergologue du CICBAA juin 2007

 
 

Une directive européenne du 22 décembre a révisé de la liste des allergènes alimentaires à déclaration obligatoire. Elle vient d'ajouter deux nouveaux allergènes : la farine de lupin et les mollusques

14 mars 2007

 
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Les prick-tests aux aliments peuvent-ils entraîner des réactions allergiques ? - sept 2006
De façon générale, les prick-tests (tests épidermiques) sont inoffensifs. Une étude menée sur 2000 nourrissons a évalué le risque d'une réaction allergique à 0,005%.
Les données du CICBAA correspondent à plus de 34000 prick-tests aux aliments natifs chez 1138 patients allergiques alimentaires. La fréquence de réactions allergiques à distance des tests cutanés, survenant dans la demi-heure suivante, est évaluée à 0,008% des prick-tests. Ceci touche 0,35% des patients (1/300 patients). Aucune réaction n'a été sérieuse. L'application locale d'un dermocorticoïde et la prise d'un anti-histaminique ont été suffisantes pour faire disparaître la réaction.

Codreanu F, Moneret-Vautrin DA, Morisset M, Guenard L, Rance F, Kanny G, Lemerdy P. The risk of systemic reactions to skin prick-tests using food allergens: CICBAA data and literature review. Allerg Immunol 2006;38:52-4
 
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Allergie à l'arachide au Royaume Uni
Depuis plusieurs années en Angleterre, le Ministère de la Santé recommande aux femmes enceintes et allaitantes l'éviction de l'arachide. De même les enfants à risque d'allergie à l'arachide sont invités à une éviction jusqu'à l'âge de 3 ans.
Cependant, il a été observé que la prévalence de l'allergie à l'arachide paraît basse dans les pays où l'arachide est introduite précocement dans l'alimentation des jeunes enfants. On peut faire l'hypothèse que la consommation régulière permet l'instauration de la tolérance physiologique.
C'est pourquoi une étude se mettra en place en septembre 2006 : elle aura pour but d'évaluer si l'on peut prévenir l'allergie à l'arachide en introduisant l'arachide dans le régime alimentaire du petit enfant. Cette étude, sous la direction du Professeur Gideon Lack et de son collaborateur le Docteur George Du Toit, recrutera 480 nourrissons de 4 mois à 10 mois ayant une dermatite atopique sévère et / ou une allergie à l'oeuf. Un groupe suivra une éviction stricte. L'autre groupe recevra des biscuits contenant de l'arachide. Une estimation de la prévalence de l'allergie à l'arachide sera faite à l'âge de 5 ans.

Communication de Anaphylaxis Compaign, Septembre 2006 
 
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ATTENTION : ALLERGÈNES MASQUÉS - sept 2006

Gluten dans Rice Krispies Kellogg's
Le Rice Krispies contient un arôme malt naturel. Ceci signifie qu'il est fabriqué à partir d'orge fermentée, comportant du gluten. Certes la quantité est faible : 100 grammes de Rice Krispies correspondent   à l'ingestion de 1 mg à 4 mg de gluten (information du responsable des Affaires Nutritionnelles et Réglementaires), ce qui correspond à une quantité de farine de blé de 11 à 46 mg. L'expérience de l'équipe de Nancy, fondée sur les tests de provocation orale en double aveugle constate qu'environ 10 % des enfants réagissent à cette dose.
Toutefois, une portion courante de Rice Krispies est de 30 grammes, ce qui réduit d'un facteur 3 les quantités précitées. On peut donc estimer que seuls de jeunes enfants, très allergiques au blé, seraient susceptibles de réagir.

 
> Anaphylaxis Compaign communique des données des produits Mac Donalds - mai 2006
 
> Vigilance cosmétique – juin 2006
 
> Communion chez un enfant (patient) allergique à la farine de blé – mars 2006
 
> Recommandations de l’Académie Américaine d’Allergie – mars 2006
 
> Le livre « Les allergies alimentaires de l’enfant et de l’adulte », DA Moneret-Vautrin, G Kanny, M Morisset, vient de paraître aux Editions Masson dans la collection des abrégés de Médecine.
Outil d’aide quotidien au diagnostic et à la prise en charge du patient allergique, ce livre sera extrêmement utile aux médecins généralistes, aux pédiatres, aux allergologues. Il intéressera également les nutritionnistes, les ingénieurs agroalimentaires mais apporte également des informations précises utiles aux patients allergiques.
 
> Prévention de l’allergie alimentaire au cours de la grossesse
 
> Les USA adoptent une législation concernant l’étiquetage obligatoire de 8 allergènes alimentaires
 
> Produits de soins de peau pour prématurés et nourrissons (fichier pdf)
 
> Attention allergènes masqués
 
> Nouvelle directive sur l'étiquetage